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Bienvenue sur le blog de la posturologie et de la posture. Différents articles sont proposés sur les semelles orthopédiques (kinépod, posturales, proprioceptives), les gouttières dentaires dont les activateurs buccaux (rééducation, bruxisme, ronflement, sport) et les planches oculaires actives (rééducation fatigue des yeux) .

Pourquoi avons-nous mal au dos ? Les erreurs posturales les plus fréquentes

Le mal de dos est l’un des troubles les plus fréquents dans le monde contemporain. Pourtant, il reste souvent interprété comme une simple douleur locale. En réalité, il s’agit d’un message du corps. Les recherches en biomécanique et en neurosciences montrent qu’une grande partie des douleurs lombaires ou dorsales ne vient pas d’un problème structurel isolé, mais d’une perte de cohérence dans la manière dont le corps s’organise et se met en mouvement. L’orthokinésie – Méthode OTTE – s’inscrit précisément dans cette lecture globale : le dos ne fait que refléter les déséquilibres situés ailleurs dans le corps .

Le pied, première source silencieuse des douleurs dorsales

Les pieds influencent fortement la posture, mais ils sont souvent les grands oubliés. Lorsque les appuis sont instables ou asymétriques, l’ensemble de la posture doit s’adapter. Les études montrent qu’un dysfonctionnement du pied peut perturber l’équilibre, modifier la propulsion et augmenter la charge sur les lombaires (Buldt & Menz, 2018). À force de compenser ces fragilités, le dos finit par se surcharger. En orthokinésie, on considère que restaurer la dynamique plantaire est essentiel pour corriger durablement les douleurs rachidiennes.

Le bassin : un centre mécanique dont le moindre déséquilibre perturbe le dos

Le bassin est le véritable carrefour du corps. Lorsqu’il bascule vers l’avant, s’enroule en arrière ou reste figé dans une rotation, il modifie la façon dont les muscles profonds stabilisent le rachis. Gnat et ses collègues (2013) ont montré que ces déséquilibres pelviens perturbent l’activation du tronc, forçant les muscles lombaires à travailler davantage. Un bassin déréglé devient donc un facteur majeur de tensions, de fatigues musculaires et de lombalgies chroniques.

Un dos trop rigide : quand la perte de mobilité devient douloureuse

Contrairement aux idées reçues, un dos “bien droit” n’est pas nécessairement un dos fonctionnel. La rigidité rachidienne est une cause fréquente de douleur. Les études indiquent que l’absence de mobilité segmentaire est souvent plus problématique qu’une posture dite « imparfaite » (Smeets et al., 2011). Le dos est conçu pour absorber, amortir et accompagner le mouvement. Lorsqu’il se fige, il rompt cet équilibre. L’orthokinésie met justement l’accent sur la mobilité, car c’est dans le mouvement réel que les dysfonctionnements se révèlent et se corrigent.

Le port de tête en avant : l’erreur posturale la plus sous-estimée

Avec l’usage massif des écrans, la tête se projette souvent vers l’avant. Cette simple déviation augmente les contraintes sur les muscles du cou et du haut du dos, parfois jusqu’à 30 % selon Lau et al. (2011). Ce déséquilibre local entraîne une cascade de compensations en chaîne sur les épaules, la cage thoracique et les lombaires. En orthokinésie, on analyse également la fonction visuelle et mandibulaire, car les yeux et la mâchoire orientent directement le port de tête et influencent la posture globale .

Respiration et douleur lombaire : un lien méconnu mais majeur

La respiration occupe une place centrale dans la stabilité du tronc. Une respiration haute, thoracique ou irrégulière provoque une surcharge musculaire sur les épaules et les lombaires. Kapreli et al. (2009) ont mis en évidence un lien fort entre troubles respiratoires et douleurs lombaires chroniques. Lorsque le diaphragme perd sa souplesse ou son amplitude, l’ensemble du système postural se rigidifie. Le dos se retrouve alors en première ligne pour compenser ce déficit fonctionnel.

Les micro-gestes du quotidien : comment nos habitudes façonnent notre posture

Le corps s’adapte précisément à ce que nous lui faisons répéter. Porter un sac toujours du même côté, se pencher systématiquement dans la même direction, tourner la tête vers un écran mal positionné… tous ces gestes anodins façonnent la posture en profondeur. Les compensations deviennent progressivement automatiques. La douleur ne survient que lorsque ces micro-déséquilibres dépassent les capacités d’adaptation du corps. C’est souvent cette accumulation silencieuse qui explique l’apparition tardive des douleurs dorsales.

Pourquoi les approches symptomatiques ne suffisent pas à corriger durablement le dos

Les solutions centrées uniquement sur la douleur – anti-inflammatoires, manipulations isolées, repos forcé – apportent un soulagement temporaire, mais ne modifient pas la mécanique du corps. Les publications scientifiques, notamment celles de Maher et al. (2017), rappellent que la rééducation active est la seule voie réellement efficace pour réduire durablement les douleurs lombaires. Sans une analyse des causes fonctionnelles, la douleur revient, parfois plus intense.

L’intérêt d’un bilan postural dynamique : comprendre avant de corriger

Le bilan postural OPS s’inscrit au cœur de cette vision scientifique et fonctionnelle. Contrairement aux examens statiques, il analyse la posture en mouvement grâce à une lecture tridimensionnelle du corps. Il permet de comprendre comment les pieds, le bassin, le tronc, les yeux et la mâchoire interagissent pour construire ou perturber l’équilibre. Ce type d’évaluation objectivante révèle les zones figées, les asymétries, les compensations et les incohérences qui nourrissent les douleurs. Il offre ainsi une base solide pour une prise en charge réellement personnalisée .

Vers une prise en charge active : restaurer la cohérence du mouvement

La douleur du dos n’est pas seulement une plainte : c’est un guide. Elle nous invite à réinterroger notre manière de bouger et notre équilibre global. L’orthokinésie, à travers ses outils actifs et sa lecture dynamique, propose une prise en charge où le mouvement devient lui-même le traitement. Restaurer la mobilité, rééduquer les fonctions plantaires, optimiser le contrôle moteur ou réharmoniser le port de tête permet de retrouver un dos libre, stable et fonctionnel. C’est cette cohérence globale, accessible à travers le mouvement, qui offre au patient une amélioration durable et une véritable autonomie.

Références

Brumagne, S. et al. (2019) ‘Proprioception and low back pain’, European Journal of Applied Physiology.
Buldt, A.K. & Menz, H.B. (2018) ‘Foot posture and low back pain’, Journal of Foot and Ankle Research, 11(1).
Gnat, R. et al. (2013) ‘Pelvic tilt and muscle activation’, Journal of Electromyography and Kinesiology.
Hartvigsen, J. et al. (2018) ‘What low back pain is and why we need to pay attention’, The Lancet, 391(10137).
Kapreli, E. et al. (2009) ‘Respiratory dysfunction in chronic low back pain’, Clinical Biomechanics.
Lau, H.M. et al. (2011) ‘Head-forward posture and its effect on muscle activity’, Manual Therapy.
Maher, C. et al. (2017) ‘Low back pain’, The Lancet.
Russo, M. et al. (2018) ‘Altered motor control in chronic low back pain’, Pain.
Smeets, R. et al. (2011) ‘Motor control and chronic pain’, Journal of Pain.
De Reu, M. & Delvaux, M. (2018) L’orthokinésie. Approche neuro-motrice de la posture par les semelles OPS. Bruxelles: OPS Medical.

 

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J
très pédagogique !
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