Bienvenue sur le blog de la posturologie et de la posture. Différents articles sont proposés sur les semelles orthopédiques (kinépod, posturales, proprioceptives), les gouttières dentaires dont les activateurs buccaux (rééducation, bruxisme, ronflement, sport) et les planches oculaires actives (rééducation fatigue des yeux) .
12 Mai 2026
Une IRM impressionnante… et pourtant pas toujours corrélée à la douleur
Le compte rendu est souvent alarmant :
« Hernie discale postéro-latérale L5-S1 avec conflit radiculaire. »
Le patient s’inquiète.
Il imagine un disque “sorti”.
Une structure abîmée.
Un dos fragile.
Pourtant, les études sont formelles : de nombreuses hernies discales sont visibles chez des sujets asymptomatiques (Jensen et al., 1994).
Autrement dit :
On peut avoir une hernie… sans douleur.
Et une douleur… sans hernie significative.
Alors qu’est-ce qui fait la différence ?
La mécanique corporelle.
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Hernie discale : comprendre le phénomène
Une hernie discale correspond à une protrusion ou extrusion du noyau pulpeux à travers l’anneau fibreux.
Elle peut provoquer :
Mais la structure seule ne suffit pas à expliquer la symptomatologie.
Le disque intervertébral est soumis en permanence aux contraintes mécaniques générées par la posture, les appuis et le mouvement.
Ce n’est pas uniquement la présence de la hernie qui compte.
C’est la manière dont les forces s’organisent autour d’elle.
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La colonne lombaire : une zone de transition sous tension
Le rachis lombaire est un carrefour.
Il relie :
Chaque pas génère des forces ascendantes.
Chaque flexion, chaque rotation modifie la pression discale.
Nachemson (1976) a montré que la pression intradiscale varie fortement selon la posture : elle augmente significativement en position assise penchée vers l’avant.
Mais la posture ne dépend pas uniquement du dos.
Elle dépend de la base.
Pourquoi deux patients avec la même hernie évoluent différemment
Certains récupèrent rapidement.
D’autres développent une lombosciatalgie chronique.
La différence tient souvent à :
Une hernie dans un système stable peut rester silencieuse.
La même hernie dans un système instable devient symptomatique.
La douleur apparaît lorsque la mécanique amplifie la contrainte locale.
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L’imagerie montre la structure. Le mouvement révèle la cause.
L’IRM est un outil précieux.
Mais elle photographie une structure au repos.
Elle ne montre pas :
Or le disque intervertébral est sensible à la répétition des micro-contraintes.
Si la mécanique corporelle reste inefficiente,
la pression locale persiste.
Conclusion : et si la hernie n’était que la conséquence visible ?
Une hernie discale lombaire n’est pas uniquement une “sortie de disque”.
C’est souvent le résultat d’une contrainte répétée dans un système qui compense.
Dans l’approche développée au sein du réseau Clinique OPS, on ne s’arrête pas à l’image radiologique. Le bilan postural OPS analyse l’organisation globale du corps en statique et en dynamique.
Il permet de comprendre comment :
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Et c’est là que la prise en charge devient réellement intéressante.
Les activateurs plantaires ne “corrigent pas un disque”.
Ils améliorent la qualité de l’appui, réduisent les rotations parasites et optimisent la transmission des forces vers le bassin. Une base plus stable signifie moins de micro-contraintes répétées sur le segment lombaire fragile.
Les gouttières dentaires actives (activateurs buccaux) peuvent sembler éloignées du bas du dos. Pourtant, la mâchoire influence le tonus postural global via les connexions neuro-musculaires centrales. Un déséquilibre occlusal peut modifier subtilement la posture céphalique et donc la répartition des charges vertébrales.
Les activateurs oculaires agissent sur le système visuel, pilier fondamental de l’équilibre. Un regard mal stabilisé modifie le port de tête, influence la colonne et peut entretenir une surcharge lombaire compensatoire.
Les sangles posturales orthokinésiques, utilisées en dynamique, guident le mouvement, stimulent les chaînes musculaires déficientes et permettent au patient d’intégrer un nouveau schéma moteur plus économique.
Ces outils ne remplacent pas la rééducation active.
Ils créent un environnement mécanique favorable.
Ils réduisent le coût énergétique postural.
Ils permettent au corps de redistribuer les contraintes.
Parce qu’un disque ne souffre pas uniquement de ce qu’il est.
Il souffre de ce qu’il subit.
Lorsque la mécanique corporelle s’organise mieux,
la pression locale diminue,
la charge devient plus tolérable,
et la récupération devient possible.
L’imagerie montre la structure.
Le mouvement, lui, raconte l’histoire.
Références académiques
Jensen MC et al. (1994). MRI of the lumbar spine in people without back pain. N Engl J Med.
Nachemson A. (1976). The lumbar spine: intradiscal pressure measurements. Spine.
Brinjikji W et al. (2015). MRI findings in asymptomatic individuals. AJNR.
Quelle est la prochaine étape stratégique ?
Si ce raisonnement te parle et que tu es praticien, les prochaines sessions approchent — et il reste peu de places.
📍 Beauraing (Belgique) — 17 → 19 juin 2026
Clinique OPS · 50 rue de Bouillon, 5570 Beauraing
📍 Genève (Suisse) — 3 → 5 juin 2026
(novembre également disponible)
🔴 La session de septembre est complète.
Les sessions de juin partent. Si c'est dans ton agenda, c'est maintenant.
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