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Le blog de la posturologie

Bienvenue sur le blog de la posturologie et posture. Différents articles sur les semlles orthopédiques (posture,rééducation,anti-choc,amortissante,sport,enfant), la gouttière dentaire (rééducation,bruxisme,ronflement,sport) et la planche oculaire (rééducation fatigue des yeux) actives.

Certains de vos patients souffrent du syndrome de l'essuie-glace ? Les Cliniques OPS vous proposent un article sur ce sujet.

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Le syndrome de l’essuie-glace

(aussi appelé syndrome de la bandelette ilio-tibiale ou syndrome de la bandelette de Maissiat)

 

 

¤ Explications

L’insertion de la bandelette ilio-tibiale se situe au niveau du tubercule glutéal de la crête iliaque et de l’épine iliaque antéro-supérieure. La bandelette serait maintenue à ce niveau, d’une part par des fibres musculaires du TFL ainsi que du moyen fessier, et d’autre part par le grand fessier superficiel. Ces trois muscles formeraient un système « porte-jarretelles ».

 

 

Dans les activités physiques telles que le cyclisme et le running, ce syndrome est très courant.

Il est le résultat d’une friction antéro-postérieure entre le tractus ilio-tibial (TIT) et l’épicondyle latéral du fémur. Les mouvements répétitifs de flexion-extension du genou lors des différentes foulées du coureur entraînent une inflammation de la portion distale de cette bandelette.

Ce frottement se produit aux alentours de 20 à 30 degrés de flexion du genou, lorsque les fibres postérieures de la bandelette rencontrent l’épicondyle latéral du fémur, ce qui créerait des microtraumatismes sur cette portion distale.

 

 

 

Actuellement, cette physiopathologie est controversée. Il semblerait que cette bandelette ne soit pas une structure anatomique bien distincte mais un épaississement du fascia superficiel. De plus, elle est fermement attachée au fémur par le septum intermusculaire.

Par conséquent, le glissement antéro-postérieur sur le fémur n’existerait pas et le syndrome résulterait d’un mouvement latéro-médial du fascia lata sur les tissus conjonctifs proches de la bandelette.

La douleur se situe à la face latérale du genou et est d’intensité variable. Elle se loge toujours au même endroit chez un même individu : c’est-à-dire à environ trois centimètres au dessus de l’interligne articulaire du genou au niveau de l’épicondyle latéral du fémur.

Cette douleur aigue (type brûlure) peut, dans certains cas, irradier le bord latéral de la cuisse. Elle persiste à chaque entraînement et se manifeste lors d’une course sur une certaine distance, ou dans un temps donné, et contraint alors le sportif à s’arrêter. La douleur diminue, voire disparaît, dès l’arrêt. L’algie se ressent de plus en plus précocement si le sujet ne se contraint pas au repos sportif et peut aller jusqu’à gêner les activités quotidiennes comme la montée ou descente d’escaliers, ou même la marche.

 

Biomécanique de la bandelette ilio-tibiale (ou tractus ilio-tibial - TIT)

 

En station monopodale, le poids du corps exerce une force dans le sens de la chute interne du bassin.

La stabilité latérale est donc assurée par le moyen fessier et le TIT.

La station unipodale est maintenue en toute économie par cet élastique fibreux qu’est la bandelette ilio-tibiale.

 

 

 

Durant la marche, le poids du corps a tendance à imposer une force en varus sur le fémur.

La présence latérale du TIT rétablit l’équilibre en exerçant une force opposée.

 

 

 

Sur le plan moteur, le muscle essentiel à l’abduction de hanche est le moyen fessier. Cependant, d’autres muscles participent à ce mouvement : le petit fessier, le fascia lata, le piriforme et le sartorius. Le TIT y participe également, et forme avec le TFL et le grand fessier superficiel, le deltoïde fessier de Faraboeuf qui contrôle et décélère l’adduction de la cuisse pendant la course. Au niveau du genou, le TIT contribue à la stabilité latérale passive et active grâce à sa structure mixte (mi-tendineuse, mi-fasciale).

 

 

¤ Les causes

 

  • Trouble de rotation du genou

En prenant toujours en compte les insertions du TIT, toute rotation médiale du genou plus importante augmente la compression sur les tissus adjacents. Elle peut se manifester par un tibia qui tourne en rotation interne sur un fémur fixe (signe d’une faiblesse des rotateurs externes du pied = pied hyperpronaté ou plat) ou par un fémur qui tourne en rotation externe sur un tibia fixe (signe d’une instabilité latérale de la hanche).

 

  • Rotation par le pied (en chaîne montante)

Lorsque le pied est incriminé, il est la cause de l’excès de pression du compartiment externe du genou. Ce mécanisme articulaire s’explique par le fait que la pronation du pied favorise une rotation interne du tibia  durant la marche.

Cependant la malposition articulaire du pied en pronation est susceptible d’entraîner, à la longue, une compensation des muscles rotateurs et abducteurs de la hanche. Ces derniers pourraient rentrer en asphyxie et ainsi occasionner une faiblesse des muscles des hanches.

 

  • Rotation par la hanche (en chaîne descendante)

Le coureur ayant une faiblesse des abducteurs attaque le sol avec une cuisse plus adductée que la normale. Cette adduction, plus marquée par une faiblesse du moyen fessier en excentrique, met en tension la bandelette et comprime l’épicondyle latéral du fémur.

Comme expliqué précédemment, les muscles peuvent s’affaiblir par un phénomène d’asphyxie, causé par un excès de travail des muscles des abducteurs de hanche qui compensent un membre inférieur, forcé en adduction et rotation interne à cause d’un pied hyperpronaté. Il est donc primordial de s’occuper de la rééducation des muscles des pieds avant d’entamer le renforcement des muscles des hanches.

De plus, il est courant de rencontrer des joggeurs qui surfatiguent leurs abducteurs de hanche lors de grandes descentes, ou par la répétition de petites descentes rapprochées. La contrainte excentrique est tellement prononcée en courant dans une pente que les muscles abducteurs peuvent se fatiguer et ainsi favoriser une rotation excessive du fémur sur le tibia.

 

Le coureur débutant, quant à lui, commence souvent à effectuer de grandes sorties trop rapidement. Il surcharge les muscles des hanches qui sont bien souvent trop faibles pour résister à ces longues sorties. À une certaine distance de course, les muscles des hanches cèdent par fatigue et favorisent une compression du compartiment externe du genou.

Si la chaussure ou les pieds sont défectueux, le phénomène de compression du compartiment externe peut logiquement être amplifié pour les raisons mécaniques citées plus haut.

 

  • Tension de la bandelette ilio-tibiale

La tension excessive de la bandelette ilio-tibiale peut être le résultat d’une inflammation chronique qui s’est défendue en fibrosant. Cet excès de fibrose rend la structure plus rigide et comprime les tissus adjacents de l’épicondyle latéral du fémur. Le tissu peut compenser par une fibrose alors qu’il est en souffrance mécanique depuis des années sans manifester de douleurs.

La défibrose manuelle et les étirements peuvent réduire sa tension. Dans les cas extrêmes, la chirurgie s’avère nécessaire. Il faut cependant une rééducation active post-opératoire précoce afin d’éviter l’apparition de nouvelles fibroses. Sans quoi, c’est un retour à case départ pour le sportif.

 

¤ Diagnostic différentiel

Il est courant de rencontrer des sportifs qui souffrent du compartiment externe du genou et qui souffrent d’une tendinopathie du biceps fémoral. La douleur est plus marquée à la palpation sur la tête du péroné et le tendon du biceps fémoral.

Cette tendinite est souvent occasionnée par une instabilité latérale du médio-pied, qui nécessite un effort excessif et épuisant des muscles péroniers. Le biceps fémoral tente ensuite de les aider en stabilisant la tête du péroné. C’est donc par ce mécanisme qu’une inflammation du biceps fémoral  peut s’installer. Dans cette pathologie, il est donc essentiel de stabiliser le médio-pied par une rééducation adéquate.

On retrouve plus régulièrement en causes du syndrome de l’essuie-glace une déficience du pied et/ou des muscles de la hanche.

 

En résumé, ce syndrome est une pathologie qui nécessite l’œil averti d’un professionnel de la santé expérimenté et disposant des meilleurs outils thérapeutiques, pour effectuer un bilan biomécanique complet et proposer le ou les traitements nécessaires.

 

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